Bellevue, nom propre féinin
du latin bellus, beau, et videre, percevoir par la vue, être témoin de
(symbo.)
Nom attribué à de nombreuses banlieues françaises. L’association des mots à connotation positive “belle” et “vue” et son usage récurrent rappellent les multiples déclinaisons de la “Cité radieuse” et s’inscrit en opposition avec l’image médiatique de certains de ces quartiers usuellement qualifiés de “sensibles”.
(hist.)
Tournant fonctionnaliste marqué par la Charte d’Athènes de 1933 dans la planification et la construction des villes, et dont les grands principes seront appliqués pour répondre aux défis de la reconstruction après la Seconde Guerre Mondiale.
Politique publique urbaine volontariste des Trentes Glorieuses conduisant à la construction de grands ensembles, notamment destinés au logement social.
Établissement d’un lien de causalité entre le développement de manifestations de violences et l’urbanisme à partir de 1977. Popularisation de l’expression “béton criminogène”, parallèlement à une stigmatisation croissante des grands ensembles, et dont le pic survient dans le contexte des émeutes de 2005.
(urba.)
Répartition et aménagement des espaces urbains autour de quatres fonctions (habiter, travailler, recréer, circuler) en application du concept de zonage issu de la Charte d’Athènes, et selon plusieurs critères (construction en hauteur, ensoleillement, présence d’espaces verts, etc.) afin de favoriser la dimension sociale de l’habitat urbain.
Exemple : La Cité Radieuse de Le Corbusier